Fondact – une association qui traite du partage des profits

L’association Fondact a fait parler d’elle lors de la dernière campagne présidentielle notamment par le biais de publicités dans les journaux nationaux qui ont interpelé les candidats sur la nécessité de mieux partager les profits des entreprises pour sortir de la crise.

Au-delà de l’observation empirique faite par les entreprises qui ont expérimenté le partage des profits, Esteban Conseils donne une rationalité aux comportements économiques observés et ainsi confirme les arguments développés.

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Prime contre dividendes – un texte qui incite à l’innovation.

La “prime contre dividendes”ou “prime Sarkozy”ou encore “prime Baroin”a déjà fait couler beaucoup d’encre et de salive, pourtant le projet de loi est d’une extrême simplicité. Et d’une portée limitée. Ce texte assez peu clair mérite qu’on y revienne avant de se lancer dans les nécessaires négociations qu’il impose.

Depuis son élection à la Présidence de la République, Nicolas Sarkozy appelle les partenaires sociaux à opérer un meilleur partage de la valeur. Il a clairement affiché son opinion en faveur d’une amélioration de la situation des salariés,on se souvient du fameux “le compte n’y est pas”. Concrètement,le gouvernement a fait un premier pas en assouplissant les conditions de la participation des salariés aux bénéfices de l’entreprise par la réforme de 2008. Le projet de loi en cours de discussion est une seconde avancée,c’est une invitation à la négociation mais c’est aussi un aveux d’impuissance car sur le terrain les choses n’ont pas radicalement changé. La première raison de cette impuissance est structurelle,la politique de rémunération des entreprises ne peut se décider à l’Assemblée nationale.

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L’entreprise idéale, le Medef l’a rêvée…

Dans sa chronique publiée dans le Monde (“Lorsque l’organisation patronale rêve d’une autre entreprise…“), Jean-Marc Le Gall nous fait partager son étonnement à la lecture du “Manifeste pour un nouveau management“, document rédigé par la commission “Respect de l’Homme” du Medef. Le site internet du Medef vous invite à largement diffuser ce document, nous vous proposons de le lire au préalable.

Le chroniqueur du Monde admet volontiers la pertinence des analyses mais regrette l’absence de solution pratique : “Ce constat est sans appel, et les contours de cette entreprise idéale très convaincants. En revanche,la commission ne dit rien des leviers à mobiliser pour qu’advienne une telle transformation en profondeur.”

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Que faire de la prime Baroin ?

Le gouvernement est en train de mettre au point les textes de la nouvelle prime qui sera versée aux salariés des entreprises de plus de 50 salariés dont les dividendes auront augmenté en comparaison à la moyenne des deux dernières années écoulées. Le concept est curieux et complexe,malheureusement, il manque cruellement de sens économique à l’échelle de l’entreprise. Que faire ?

Aussi discutable que soit sa pertinence, cette prime existe ou va exister, elle revêt un caractère obligatoire, il convient donc de faire avec, et au mieux. Adapter la gestion de l’entreprise et de ses ressources humaines à cette nouveauté fait désormais partie des responsabilités des dirigeants d’entreprises et des représentants des salariés qui devront négocier sa mise en œuvre.

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Capital humain et ‘affectio societatis’

Jacques Gautrand du cabinet Consulendo m’a aimablement proposé de réagir à ses publications récentes. Plutôt que de réagir article par article, je me suis permis une sorte de synthèse. Qu’il soit ici remercié d’avoir lancé ce débat.

Le cabinet Consulendo publie sur son site de nombreux articles traitant de l’entreprise et des enseignements de la crise financière que nous traversons. Y sont évoqués la plupart des thèmes qui touchent les managers, dirigeants et tous ceux qui sont animés par la passion de l’entreprise. Un article récent traite du capital humain, un autre traite de ce lien qui fonde l’entreprise qu’on nomme affectio societatis.

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La participation, une opportunité sous-exploitée

La participation des salariés aux résultats de l’entreprise est un système incitatif de partage de la valeur imposé par la loi ; elle bénéficie d’un fort avantage fiscal, et d’une certaine souplesse, notamment pour le choix de la formule de calcul.

Ces deux caractéristiques sont généralement sous-exploitées et pourtant la participation représente environ 9 milliards d’euros alloués chaque année aux salariés soit 7.5% de la masse salariale du secteur privé (120md€). La plupart des entreprise utilisent la formule par défaut qui a le mérite d’être acceptée ; elle est par ailleurs objectivement compliquée, sous-efficace et mal comprise. En résumé, dans les entreprises bénéficiaires, c’est souvent l’équivalent de un à deux mois de salaires qui sont alloués sur la base d’une méthode désuète et subie alors que la loi française offre l’opportunité de renforcer le lien qui unit travail et capital au sein de l’entreprise.

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La participation, héritage du Gaullisme social

Dans la tradition politique française, le gaullisme social fait partie des grands projets inachevés. Basé sur la participation des salariés au développement de l’entreprise, il ambitionnait de réconcilier travail et capital et s’il n’a connu qu’une application partielle, celle-ci fut incontestablement concrète et durable.

Bien qu’aujourd’hui ses héritiers les plus influents se trouvent sur les bancs de la droite (François Fillon,Henri Guaino,…), rappelons qu’historiquement, le gaullisme social n’était ni de gauche, ni de droite et que sans Louis Vallon (ancien de la SFIO), il n’eût peut-être jamais pris corps.

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Pour une approche pacifiste du partage de la valeur

Vous trouverez ci-dessous le texte intégral d’une chronique publiée sur LeMonde.fr

Histoire du partage de la valeur
– Plaidoyer pour une approche pacifiste des rapports sociaux

Le partage de la valeur n’est pas une question tout-à-fait nouvelle. Depuis longtemps économistes et entrepreneurs se sont interrogés sur la structure idéale de la firme, ils n’ont cessé de chercher à améliorer les liens contractuels unissant les diverses parties prenantes au projet d’entreprise (les fameux ‘stakeholders’ du professeur Schwab). Depuis toujours, toute entreprise s’efforce d’employer au mieux la valeur qu’elle crée, à rémunérer les ressources qu’elle se fournit tant sur le marché des capitaux que sur celui du travail.

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Partage de la valeur et/ou actionnariat salarié ?

Un grand dirigeant d’entreprise a publié récemment un avis éclairé sur le thème du partage de la valeur. Dans La Tribune du 17 mars, Xavier Fontanet, président d’Essilor, répond à la question “Valeur ajoutée ou actionnariat salarié ?”. Cet article prend parfois la forme d’un plaidoyer contre la proposition des trois tiers de Nicolas Sarkozy, cela-dit, notre auteur ne se limite pas à la critique et propose une alternative qu’il a expérimentée avec succès dans son entreprise.

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Stock-options – Pourquoi sont-elles inadaptées?

Les stock-options sont des options d’achat à un prix initialement fixé, portant sur des actions de la société, et émises en faveur des dirigeants, cadres et parfois salariés de la société. Ces stock-options sont utilisées par les entreprises comme moyen de faire participer les bénéficiaires aux performances boursières de l’entreprise dans le but de les inciter à maximiser leur investissement personnel au service de l’entreprise.

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