La participation, dividende du travail

La participation des salariés aux résultats de l’entreprise est un système incitatif de partage de la valeur imposé par la loi française.

Distribuée en franchise de charge sociales, elle bénéficie d’un fort avantage sur les autres formes de rémunération du travail. Enfin, elle bénéficie d’une certaine souplesse grâce à la possibilité qui est offerte de choisir toute formule de calcul alternative pour autant qu’elle soit plus généreuse que la formule par défaut.

Le plus souvent subie comme une contrainte, la participation est très certainement sous-exploitée par de nombreuses entreprises. Elle est à notre sens une opportunité puisqu’elle est un véritable moyen de mettre en œuvre un dividende du travail.

Héritage du Gaullisme social, la participation repose sur une théorie du partage de la valeur plus évoluée mais guère plus fondée que la trop simple règle des trois tiers.

La formule de calcul par défaut de la réserve de participation est la suivante.

Participation = 1/2 (Bénéfice – 5% x Capital) x (Salaires / Valeur Ajoutée)

Pour comprendre la vocation de cette formule et de l’épargne salariale, il est fort utile de parcourir le traité de Marcel Loichot « La réforme pancapitaliste » qui en son temps fit une petite révolution.

La théorie économique a profondément évolué depuis l’apparition de cette formule. Esteban Conseils propose à ses clients de simplifier et de rendre à la fois plus lisible et plus efficace le mode de calcul et de répartition de la participation des salariés aux résultats de l’entreprise. On s’assure ainsi que les bénéficiaires en comprennent la portée. De plus, on établit un réel alignement des intérêts du travail et du capital.

Notre recommandation est de considérer la participation comme un véritable dividende du travail. Elle devient alors le socle de la politique de rémunération variable. Elle peut être complétée par l’intéressement et les primes et bonus.

Enfin, cerise sur le gâteau, la participation peut bénéficier des avantages fiscaux de l’épargne salariale.