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Bienvenue sur le blog d’Esteban Conseils.

Vous trouverez ici des informations sur les nouveautés qui apparaissent dans les domaines qui nous concernent et des commentaires de l’actualité économique.

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Grexit et corruption : deux problèmes, une solution

Une chose est claire quant au Grexit, l’ensemble des européens en ont raz la casquette d’entendre parler de la Grèce et de sa dette. Depuis combien de temps n’est-il plus possible de commencer sa journée sans passer le gros des informations matinales sur ce mot barbare ? Ca doit coûter un argent fou de passer collectivement autant de temps sur un problème apparemment insoluble ! En tout état de cause, la saturation est indiscutable.

Tout a été dit à ce sujet, le meilleur et le pire… alors que par ces temps de canicule, nous aimerions entendre parler de plages grecques plutôt que des euros que les Grecs n’ont pas. Nous aimerions regarder un Tour de France enfin propre. Nous aimerions oublier le scandale de la FIFA qui a réveillé nos précédents soupçons de corruption du CIO. Nous aimerions penser à nos futures vacances plutôt qu’à nos futurs impôts.

Revenons en arrière et souvenons-nous qu’une partie non négligeable de la dette grecque vient des coûts de préparation des JO de 2004. Des années d’investissement pour voir débarquer en pays conquis le monde entier venu faire sa fête olympique pendant deux petits mois et, une fois les fêtards partis se faire voir ailleurs, 20 ans de politique de rigueur à regarder des installations surdimensionnées tomber en désuétude. On ne peut souhaiter ça à personne.

Dans ce mois de pré-vacances où il nous faut expédier les affaires courantes et autant que possible traiter les boulets que nous trainons depuis des mois, il est parfois nécessaire de trouver des solutions radicales afin d’avoir une chance de partir sereins.

Tout a été dit sur le sujet grec sauf que nous n’avons entendu personne proposer une solution apportant de la richesse à l’économie grecque.

Vous avez deviné : faisons d’une pierre deux coups. La solution à nos problèmes lancinants consiste en une attribution définitive des jeux olympiques d’été au pays d’où ils viennent, la Grèce. La Grèce possède les infrastructures et la légitimité, quant aux suspicions de corruption du CIO lors des attributions, elles disparaissent. En conséquence : décision évidente, mise en œuvre immédiate !…

 

Avant de nous emporter, analysons rapidement. Tout le monde y gagnerait. La Grèce, la première, n’aurait que peu de nouveaux investissements à faire même si l’état des installations de 2004 exige une solide remise à niveau. La Grèce deviendrait le rendez-vous des Olympiades et une référence pour l’organisation des compétitions planétaires. La manne olympique reviendrait tous les quatre ans et donnerait un coup d’accélérateur à l’économie. Ceci n’empêchera pas les nécessaires réformes et restructurations mais devrait sérieusement les accompagner et rendre les plans crédibles.

On ne dépossède personne car on ne prend les JO qu’aux éventuels futures attributaires notamment la France candidate pour 2024. Si nous analysons le cas de la France : vous imaginez l’économie immédiate pour le budget de l’Etat et pour la ville de Paris, le temps gagné à ne plus avoir à faire la danse du ventre devant le CIO. Vous ajoutez une véritable perspective de se voir rembourser la dette grecque. Bref, à partir d’aujourd’hui, je suis contre la candidature de Paris aux JO de 2024.

Quant au Brésil, bénéficiaire de JO de 2016, et à la Russie, 2020, il est probablement préférable de leur conserver ces attributions. A étudier…

Lorsque les JO seront définitivement grecs, il ne sera plus nécessaire de faire le moindre dumping fiscal pour les attirer, les activités liées aux JO seront taxées au taux d’imposition grec. Le temps où les JO étaient l’occasion de participer à la croissance d’un pays en y provoquant les investissements sportifs nécessaires est dépassé. Nous ne sommes plus dans une économie de joyeuse croissance où construire des stades olympiques dans tous les pays du Monde était un rêve de progrès.

A l’échelle mondiale, attribuer les JO à la Grèce relève du développement sobre.

 

Qui pourrait s’y opposer sans éveiller de réels soupçons d’appartenance au système de corruption en place ? Ainsi tous les votants sont pour… Alors que la corruption au sein des organismes supranationaux coûte à l’ensemble de l’économie planétaire, il n’y a malheureusement aucun réel contrepouvoir ou garde-fou qui nous protège de ce désastre. Face à l’ordre établi et corrompu, il n’existe pas vraiment d’action thérapeutique douce. La plus efficace est de bouleverser les règles du système afin que les canaux parallèles ne soient plus alimentés (on n’oubliera pas de garantir un contrôle efficace du nouvel ensemble).

Le problème de l’attribution des jeux étant résolu, le CIO pourra se consacrer au sport, à la lutte antidopage et peut-être même à l’esprit olympique.

En bref, plutôt que de passer encore des mois à craindre que la FIFA et le CIO soient tous pourris, plutôt que de passer des années à nous lamenter que les grecs ne nous rembourseront peut-être pas, et ce tout en les entendant nous dire qu’ils n’en peuvent plus de l’austérité, affectons les jeux olympiques à la Grèce at vitam.

A ce stade, la solution proposée ne coûte rien à personne et apporte un réel bénéfice à la Grèce. Bien que nous n’ayons pas démontré la parfaite adéquation de la solution à l’ampleur du problème grec, nous aurons au moins proposé une solution apportant une réelle source de valeur à la Grèce. Il est à craindre que nous ayons pointé du doigt la carence de gouvernance mondiale et la difficulté à mettre en œuvre une solution mondialement bénéfique. La gestion des biens communs comme les jeux olympiques ou l’environnement, à l’échelle planétaire, est très certainement un des enjeux majeurs de ce siècle.  

Bonnes vacances

 

PS : à toute critique sur le manque de réalisme de la solution proposée, nous ouvrons quelques pistes parallèles issues du même filon en modifiant (i) la couverture géographique qu’on pourrait restreindre à l’Europe ; (ii) le champ des activités à affecter ; (iii) le pays bénéficiaire.

  • Faire de la Grèce le champion européen de l’organisation des compétitions sportives (championnat d’Europe de divers sports olympiques) ;
  • Loger en Grèce les administrations européennes en charge des sports ou du tourisme, voire de la démocratie puisqu’elle y vit le jour… ;
  • Attribuer la coupe d’Europe de football à la paire Espagne Portugal…
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La loi Macron et les formules d’incitation

La loi Macron a déjà fait couler beaucoup d’encre et de salive, n’en rajoutons pas trop. Comme elle comprend quelques articles sur le financement des entreprises qui, en réalité, sont essentiellement consacrés aux formules incitatives ou au partage de la valeur, il nous a semblé utile de revenir sur ses articles 34 à 40.

Vous pouvez télécharger le projet de loi dans sa version disponible à ce jour. Petit conseil de lecture : le texte des articles est parfaitement illisible, il est nettement plus utile de lire l’exposé des motifs qui est rédigé en « français ».

Dans ce texte de loi, il est fait référence au rapport du COPIESAS (Conseil d’orientation de la participation, de l’intéressement, de l’épargne salariale et de l’actionnariat salarié), autre texte à télécharger et lire pour comprendre un peu mieux l’origine du texte.

D’une manière générale, il ne faut pas s’attendre à des miracles de cette loi car sur les sujets qui nous concernent, il n’y a rien de vraiment innovant. Pour une loi qui souhaite encourager l’innovation, il est curieux qu’elle innove si peu. On notera cependant que l’exposé des motifs nous dit que le gouvernement fera ultérieurement de nouvelles propositions davantage en lien avec les recommandation du COPIESAS.

Les articles 34 et 35 sont consacrés aux attributions d’actions gratuites et à une version nouvelle des stock-options.  

Les articles 36 et 40 sont consacrés à l’épargne salariale.

Nous avons déjà largement évoqué sur ce site les difficultés de mise en oeuvre d’outils efficaces de partage de la valeur entre travail et capital ou d’incitation. Nous avons déjà largement commenté les problèmes de sous-optimalité des actions gratuites et autre stock-options. Nous ne commenterons pas davantage les articles 34 et 35.

Les articles 36 à 40 ne sont qu’une suite ne modification des taux, seuils et autres paramètre financiers et fiscaux relatifs à l’épargne salariale. Comment ose-t-on croire que des mesures purement financières et fiscales seront suivies d’effets conséquents. Quelques incitations fiscales ne suffiront pas à changer les mentalités et ne lèveront aucun des blocages et faiblesses du système actuel. Enfin rien n’est dit sur la formule de calcul de la réserve spéciale de participation, et encore moins sur le forfait social majoré. Nous oserons rappeler ici que le forfait social majoré est une superbe injustice fiscale qui aboutit à taxer davantage le dividende du travail que ne l’est le dividende du capital.

La bonne nouvelle est finalement que le texte ne modifie pas grand-chose. Il reste empreint de la croyance en la vertu des cours de bourse et de la finance traditionnelle voire ancestrale. Les enseignements de la crise sont parfaitement ignorés.

La mauvaise nouvelle est qu’il faudra encore une nouvelle loi. Alors que suggérer pour la nouvelle loi.

 

Que l’on s’inspire des pratiques étatsuniennes pour encourager les attributions d’actions gratuites est une façon d’ignorer le tissus de PME familiales françaises qui sont rarement cotées en bourse et dont les actionnaires hésitent à ouvrir le capital. 

Il serait bon que le législateur relise les texte fondateurs de la participation et comprennent que l’épargne salariale n’en est qu’ un accessoire mineure, n’en déplaise aux banquiers qui en ont fait une fin en soi. C’est la formule de partage de la valeur qui fonde la participation, qui lui donne un esprit et un rôle économique beaucoup plus fort que la schizophrénie des actionnaires salariés.

Techniquement, l’innovation portée par la participation est qu’elle n’a pas de capital, en d’autres termes, il n’est pas demandé aux salariés d’investir au capital de l’entreprise pour percevoir une part des bénéfices. C’était une idée géniale, une révolution. A cela s’ajoute qu’avec la participation l’entreprise maitrise et connait la sensibilité des salariés à sa performance financière. A contrario, un salariés actionnaire ayant vendu ses actions n’est plus, ou moins, incité à la performance de l’entreprise que ses collègues les ayant conservées. L’entreprise perd la main.

La prochaine loi sur la participation ne devra pas être seulement fiscale et financière, elle devra être économique, elle devra traiter de la gouvernance des entreprises, elle devra repenser le partage de la valeur entre travail et capital, elle devra comporter une véritable vision politique comme ce fut le cas pour l’ordonnance de 1967 dont l’esprit s’est perdu au cours du temps.

On devra repenser l’épargne salariale et l’avantage qu’en tire l’entreprise. Que l’entreprise serve de véhicule d’accès pour les banques à l’épargne de ses salariés ne semble pas une vocation première de l’entreprise. Les PEE et PERCO ne finançant que rarement les entreprises des salariés investisseurs, ils se sont totalement détachés des objectifs que leur donnait les textes fondateurs. On notera que la loi Macron va dans le bon sens sur ce point.

Dans la pratique, le forfait social majoré ne saurait survivre sans une justification économique. On pourrait déplafonner la participation et l’utiliser pour remplacer intelligemment les stock-options quitte à taxer davantage des tranches supérieures.

En d’autres termes, il est plus important d’aligner les intérêts des apporteurs de travail et des apporteurs de capital que de faire des salariés des actionnaires. C’est sur ce point que nous attendons une innovation législative.

Rien de tout cela ne permet de s’opposer au vote de cette loi pour autant que la prochaine loi vienne rapidement.

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Les limites de l’épargne salariale

Rares sont les détracteurs de l’épargne salariale tant la formule présente d’avantages pour les diverses parties prenantes. Nous devrions probablement faire ici la liste de ces nombreux avantages, nous vous proposons, au contraire, d’en mesurer les limites et notamment de prendre connaissance des critiques qui lui sont faites.

Les bonnes propriétés de l’épargne salariale ne doivent pas faire oublier les principes économiques sous-jacents et les potentielles lacunes du système. Indiscutablement, l’épargne salariale qui sous un même terme regroupe la participation, l’intéressement, le plan d’épargne d’entreprise (PEE) et le plan d’épargne retraite collectif (PERCO), souffre d’un passé glorieux et des rigidités qui l’accompagnent. Elle reste cependant une excellente boite à outils destinée à la rémunération complémentaire du travail et à la constitution d’une épargne de long terme. Ces deux vocations économiques méritent d’être analysées en tant que telles, les outils sont à distinguer et à utiliser selon leurs fonctions.

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Participation et épargne retraite – Attention à la confusion des genres

Le Monde publie une tribune de Francis Kessler qui met en garde sur l’amalgame possible entre participation et épargne retraite. En devenant quasi-obligatoire, la souscription au PERCO devient une quasi-cotisation dont les produits viendront compléter les caisses de retraites potentiellement défaillantes.

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Fondact – une association qui traite du partage des profits

L’association Fondact a fait parler d’elle lors de la dernière campagne présidentielle notamment par le biais de publicités dans les journaux nationaux qui ont interpelé les candidats sur la nécessité de mieux partager les profits des entreprises pour sortir de la crise.

Au-delà de l’observation empirique faite par les entreprises qui ont expérimenté le partage des profits, Esteban Conseils donne une rationalité aux comportements économiques observés et ainsi confirme les arguments développés.

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Prime contre dividendes – un texte qui incite à l’innovation.

La « prime contre dividendes »ou « prime Sarkozy »ou encore « prime Baroin »a déjà fait couler beaucoup d’encre et de salive, pourtant le projet de loi est d’une extrême simplicité. Et d’une portée limitée. Ce texte assez peu clair mérite qu’on y revienne avant de se lancer dans les nécessaires négociations qu’il impose.

Depuis son élection à la Présidence de la République, Nicolas Sarkozy appelle les partenaires sociaux à opérer un meilleur partage de la valeur. Il a clairement affiché son opinion en faveur d’une amélioration de la situation des salariés,on se souvient du fameux « le compte n’y est pas ». Concrètement,le gouvernement a fait un premier pas en assouplissant les conditions de la participation des salariés aux bénéfices de l’entreprise par la réforme de 2008. Le projet de loi en cours de discussion est une seconde avancée,c’est une invitation à la négociation mais c’est aussi un aveux d’impuissance car sur le terrain les choses n’ont pas radicalement changé. La première raison de cette impuissance est structurelle,la politique de rémunération des entreprises ne peut se décider à l’Assemblée nationale.

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L’entreprise idéale, le Medef l’a rêvée…

Dans sa chronique publiée dans le Monde (« Lorsque l’organisation patronale rêve d’une autre entreprise…« ), Jean-Marc Le Gall nous fait partager son étonnement à la lecture du « Manifeste pour un nouveau management« , document rédigé par la commission « Respect de l’Homme » du Medef. Le site internet du Medef vous invite à largement diffuser ce document, nous vous proposons de le lire au préalable.

Le chroniqueur du Monde admet volontiers la pertinence des analyses mais regrette l’absence de solution pratique : « Ce constat est sans appel, et les contours de cette entreprise idéale très convaincants. En revanche,la commission ne dit rien des leviers à mobiliser pour qu’advienne une telle transformation en profondeur. »

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Que faire de la prime Baroin ?

Le gouvernement est en train de mettre au point les textes de la nouvelle prime qui sera versée aux salariés des entreprises de plus de 50 salariés dont les dividendes auront augmenté en comparaison à la moyenne des deux dernières années écoulées. Le concept est curieux et complexe,malheureusement, il manque cruellement de sens économique à l’échelle de l’entreprise. Que faire ?

Aussi discutable que soit sa pertinence, cette prime existe ou va exister, elle revêt un caractère obligatoire, il convient donc de faire avec, et au mieux. Adapter la gestion de l’entreprise et de ses ressources humaines à cette nouveauté fait désormais partie des responsabilités des dirigeants d’entreprises et des représentants des salariés qui devront négocier sa mise en œuvre.

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Capital humain et ‘affectio societatis’

Jacques Gautrand du cabinet Consulendo m’a aimablement proposé de réagir à ses publications récentes. Plutôt que de réagir article par article, je me suis permis une sorte de synthèse. Qu’il soit ici remercié d’avoir lancé ce débat.

Le cabinet Consulendo publie sur son site de nombreux articles traitant de l’entreprise et des enseignements de la crise financière que nous traversons. Y sont évoqués la plupart des thèmes qui touchent les managers, dirigeants et tous ceux qui sont animés par la passion de l’entreprise. Un article récent traite du capital humain, un autre traite de ce lien qui fonde l’entreprise qu’on nomme affectio societatis.

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La participation, une opportunité sous-exploitée

La participation des salariés aux résultats de l’entreprise est un système incitatif de partage de la valeur imposé par la loi ; elle bénéficie d’un fort avantage fiscal, et d’une certaine souplesse, notamment pour le choix de la formule de calcul.

Ces deux caractéristiques sont généralement sous-exploitées et pourtant la participation représente environ 9 milliards d’euros alloués chaque année aux salariés soit 7.5% de la masse salariale du secteur privé (120md€). La plupart des entreprise utilisent la formule par défaut qui a le mérite d’être acceptée ; elle est par ailleurs objectivement compliquée, sous-efficace et mal comprise. En résumé, dans les entreprises bénéficiaires, c’est souvent l’équivalent de un à deux mois de salaires qui sont alloués sur la base d’une méthode désuète et subie alors que la loi française offre l’opportunité de renforcer le lien qui unit travail et capital au sein de l’entreprise.

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