Capital humain et ‘affectio societatis’

Jacques Gautrand du cabinet Consulendo m’a aimablement proposé de réagir à ses publications récentes. Plutôt que de réagir article par article, je me suis permis une sorte de synthèse. Qu’il soit ici remercié d’avoir lancé ce débat.

Le cabinet Consulendo publie sur son site de nombreux articles traitant de l’entreprise et des enseignements de la crise financière que nous traversons. Y sont évoqués la plupart des thèmes qui touchent les managers, dirigeants et tous ceux qui sont animés par la passion de l’entreprise. Un article récent traite du capital humain, un autre traite de ce lien qui fonde l’entreprise qu’on nomme affectio societatis.

Si l’affectio societatis désigne « l’élément intentionnel indispensable à la formation du lien qui unit les personnes qui ont décidé de participer au capital d’une société » et si le capital humain est une composante essentielle du capital de l’entreprise alors il est nécessaire de repenser l’entreprise en accordant ces deux concepts.

La valeur ajoutée crée, que l’on désignera par ‘valeur sociale’, est à partager entre capital financier (dont la part se nomme ‘valeur actionnariale’) et capital humain (dont on pourrait nommer la part ‘valeur partenariale’). En confondant valeur actionnariale et valeur sociale, en maximisant la valeur actionnariale sans partage raisonné avec le capital humain, les entreprises peuvent aboutir à des situations qui sont loin d’être optimales, la crise financière de 2008 nous l’aura amplement montré. En effet, la maximisation de la valeur actionnariale aboutit à des situations où l’on peut améliorer simultanément les potentiels de distributions de valeur actionnariale et de valeur partenariale.

En intégrant les apporteurs de capital humain dans la définition du lien constitutif de l’entreprise, on ouvre la porte à une meilleure performance de l’entreprise et, mécaniquement, à un meilleur retour sur les capitaux investis, qu’ils soient humains ou financiers.

Dans la pratique, les entreprises ne sont pas toutes de brutales machines à maximiser la seule valeur actionnariale. En revanche rares sont celles qui ont saisi la simplification et l’efficacité économique qu’apporte une approche cohérente et complète du seul et même concept qui se cache derrière les termes de capital humain, de dividendes du travail, d’intéressement, de partage de la valeur et de participation des salariés au capital comme aux organes de direction de l’entreprise.

Pour accéder à « Valoriser le « capital humain » et maximiser la « valeur partenariale » dans l’entreprise » par Etienne Rosenstiehl sur le site de Consulendo –cliquer ici

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